Différentes interprétations…
Souvent cette question nous est posée : quelle
est la différence entre le Wing Tsun et les autres
noms ? Il est vrai que même un initié peut
s’y perdre, wing chun, ving tsun, weng chun, w*
*un*.... Nous allons essayer d’y répondre
et utilisons
pour parler du style en général.
Le dernier Grand Maître du
reconnu par l’ensemble du monde martial était
Sifu Yip Man (*1893 +1972). Celui-ci avait créé
avec quelques élèves la « Ving Tsun
Athletic Association ».
Suite au décès du vieux maitre, il n’y
a eu aucun successeur officiel. Chacun de ses élèves
directs (par ex. Wong Shun Leung, Leung Sheung, Leung
Ting, Lok Yiu, Moy Yat, William Cheung etc...), y compris
ses propre fils avaient chacun une interprétation
différente et personnelle du
.
Afin de se différencier les uns des autres, diverses
écritures ont vu le jour, dont « Wing Tsun
». Mais c’est surtout suite à la popularité
mondiale du
et spécialement du Wing Tsun que les interprétations
et dénominations se sont multipliées, à
tel point qu’il serait impossible de dresser une
liste complète.
Le meilleur style ou le plus traditionnel n’existe
pas, il y a uniquement une différence dans l’interprétation.
Le Wing Tsun Kung Fu est un art de guerre extrêmement
pragmatique et logique, mais il existe un certain nombre
de caractéristiques qui sont propre au style
et qui vous aideront à choisir un Sifu ou Sihing
qui enseigne vraiment du
et non pas un système incomplet, hybride ou produit
de sa fantaisie.
Notre interprétation…
Toute
technique nécessitant de la force physique brute
ou trop complexe ne peut pas faire partie du Wing Tsun
Kung Fu. La souplesse, la rapidité et l’agressivité
caractérisent ce système, mais la compréhension
des méthodes, l’art et la manière
d’effectuer la technique, sont elles les clefs du
succès et font d’une accumulation de techniques
mortes un système vivant et intelligent.
L’accumulation de techniques n’est pas une
assurance de victoire dans un combat, au contraire !
Plus il y a de techniques, plus il y a de confusion
!
Dans une situation de défense ou de stress au
combat, le temps ne permet pas de choisir quelle technique
est la plus adaptée, il est nécessaire d’agir
immédiatement avec des techniques efficaces !
Un art martial de self-défense doit offrir à
son pratiquant une vision claire et suffisamment de confiance
en soi.
Des fausses idées comme «
chercher le contact avec les bras de l’adversaire
», « rester collé », «
ne pas du tout employer sa propre force physique »,
« s’orienter lors d’une attaque d’après
une seule ligne », sont souvent annoncés
comme LES VRAIS PRINCIPES du Wing Tsun... En plus d’être
complètement inexactes, elles limitent non seulement
le défenseur, mais surtout réduisent considérablement
l'efficacité et la richesse inhérente à
cet art.
Un Art comme le Wing Tsun Kung Fu, doit être
clairement structuré, et offrir des réponses
depuis le premier jour de pratique !
Il n’existe au Wing Tsun Kung Fu pas de système
de ceintures ou DAN, plutôt réservé
aux arts martiaux japonais, mais des degrés d’élèves
et de techniciens.
Avant que le
ne s’ouvre au public chinois, seul une poignée
de personnes apprenaient le style. Un système de
grade n’existait pas, l’enseignement était
relativement libre, il n’existait pas de programmes
ou sections chi-sao figés.
Aujourd’hui,
avec un nombre de pratiquant toujours croissant comme
dans la AIWTKF, il est devenu nécessaire d’avoir
une réglementation et un programme strict qui,
combiné à un système de grades, garanti
un haut niveau de connaissances et de pratique des élèves.
De manière générale, le seul moyen
de savoir si tel ou tel style de
correspond à ce que l’on recherche, c’est
d’essayer.
Personne n’est à l’abri d’escrocs
ou de charlatans, surtout dans le monde du
.
Il est toujours nécessaire d’employer son
bon-sens et son intelligence avant de se décider
pour une interprétation ou un sifu / sihing. Parfois
une simple analyse de l’attitude du professeur,
de la cohérence et de l’ambiance du cours
et des explications du
,
vous aideront à faire le bon choix.